Le cinéma d’horreur, une histoire sans fin

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Le cinéma d’horreur fascine, intrigue, et cela depuis la création du tout premier film du genre, un court métrage de trois minutes réalisé par le pionnier de ce genre cinématographique, le français Georges Méliès. Et oui, c’est bien en France que les premiers films d’horreurs ont été inventés : il a tout d’abord réalisé le court métrage « Le Manoir du Diable » en 1896, suivi de « La Caverne Maudite » en 1898.

Après plus de 120 ans de films d’horreur, qu’est ce qui nous rattache tant à ce genre cinématographique ?

Beaucoup aiment l’horrifique, mais pas forcément pour les mêmes raisons. Certains recherchent l’adrénaline des courses poursuites, d’autres le frisson, du suspens, ou encore le sursaut de peur. 

Une popularisation horrifique !

Au fil des années, les attentes en termes d’horreur vont changer, et le processus d’épouvante évoluera donc en même temps.

Les premiers films d’horreur seront basés sur des légendes, des monstres comme Dracula, de Tod Browning, en 1931, qui est une première adaptation non officielle du livre de Friedrich Wilhem Murnau, appelé Nosferatu le vampire, mais également Frankenstein, réalisé par James Whale au cours de la même année. L’acteur principal du premier Dracula Bela Lugosi fut d’ailleurs tellement imprégné du rôle qu’il fut enterré avec la cape du vampire, à la demande de sa femme.

La peur des légendes et créatures imaginaires perdurera jusqu’aux années 60 où l’un des plus grands réalisateurs, Alfred Hitchcock, créera le très connu Psychose

L’horreur prend alors une autre forme et se tourne de cette peur des « monstres » vers la celle de l’humain. Dans Psychose, on suit le périple d’une jeune femme et sa rencontre avec celui qui sera son meurtrier : le monstre est une personne comme les autres, fondue dans la masse, et cette peur de l’inconnu va se prolonger jusqu’à notre époque.

Le vrai monstre prend forme…

Dans les années 70, c’est le diabolique qui va être mit en avant avec l’Exorciste, de William Friedkin, sorti en 1973, avec un cas de possession, suivi par le célèbre Carrie, de Brian de Palma, sorti en 1976, qui montrera les pouvoirs « démoniaques » d’une jeune lycéenne.

Les adolescents vont devenir, au fur et mesure, les personnages principaux dans presque tous les films d’horreurs à partir des années 80. Les réalisateurs remarquent que les jeunes adultes sont ceux qui vont le plus au cinéma, et que les films de ce genre séduisent. C’est pourquoi on retrouvera des films comme Vendredi 13, sorti en 1980, montrant des étudiants pourchassés par un tueur : on veut que le public visé puisse se mettre à la place des personnages et s’identifier à eux pour que le frisson soit encore plus réaliste.

C’est d’ailleurs grâce à cette stratégie, qui consiste à rentrer dans la tête des spectateurs, que le film psychologique va devenir un genre à part entière. On le voit avec l’un des plus grands films du célèbre réalisateur Stanley Kubrick, et son adaptation du livre du même nom Shining. Contrairement aux films d’horreurs où les « jumpscares » sont omniprésents, Shining va jouer sur les insinuations, il va laisser libre court à l’imagination du spectateur. Kubrick va montrer de l’horreur, de la peur, de la folie mais laissera une place pour les pensées les plus sombres des spectateurs, il en dit assez pour effrayer, mais trop peu pour empêcher un mystère malsain et dérangeant qui mettra mal à l’aise. 

Cette technique, qui consiste à montrer la folie pour mettre mal à l’aise, sera aussi utilisée pour le film de Jonathan Demme Le Silence des Agneaux en 1991. Les deux heures de film sont très intenses, car la plupart des scènes vont montrer une journaliste qui tente d’interroger un psychopathe cannibale : entre la manipulation du tueur et la dissimulation de la peur de la journaliste, le spectateur reste captivé par cette ambiance pesante. 

Des années 90 à nos jours

Le cinéma d’horreur est désormais bien ancré dans les années 90, recyclant en grande partie des effets déjà bien connus des amateurs du genre. Des films comme Scream ou Ça sont des succès auprès des jeunes pour leurs « jumpscares », le retour des créatures comme les vampires dans Entretien avec un Vampire, ou encore la suite de plusieurs sagas, comme Alien 3

C’est à la fin des années 90 – début 2000 qu’un nouveau type d’horreur va se populariser : le paranormal. En 1999 sort Le Projet Blair Witch, qui va mettre en place une nouvelle technique de réalisation qu’on appelle le « found footage ». Cette technique est présentée comme des images, des vidéos qui ont été retrouvées et qui sont ensuite visionnées pour comprendre le contexte et les événements qu’ont vécus les personnages. Cette technique, qui rend le film encore plus réaliste et effrayant, va être un tel succès que de nombreux films et sagas vont apparaitre comme Paranormal Activity, REC et même dans d’autres genre cinématographique (comédies, science-fiction…).

Du thriller psychologique au récit paranormal, le cinéma d’horreur n’a pas fini de nous faire peur !

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