Le Pari : notre premier tournage, pour ne pas tourner en rond

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Photographie de Léa Bui, https://leabuihuu.webnode.fr/
Commençons par le confinement…

Durant le confinement du mois de mars, nous avons eu des difficultés à trouver des stages dans le domaine de la production. Mais, déterminées à ne pas nous laisser abattre, Léa BUI et moi-même avons décidé de nous lancer un challenge : créer notre propre court métrage en deux mois !

Avec l’aide de nos cours et de nos petites expériences lors de projets, nous nous sommes jetées dans l’inconnu. Nous nous sommes attribuées à chacune un rôle précis : Léa, sera réalisatrice et scénariste, et moi, je m’occuperai du dossier de production et de l’organisation du tournage.

Avant de partir en tournage

Première mission : trouver notre équipe. Il fallait réunir des personnes prêtes à nous suivre dans notre projet bénévolement. Nous avons eu la chance de bénéficier d’un réseau d’étudiants en cinéma, qui ont adoré le synopsis. Nous partions donc avec un chef opérateur/cameraman, un chef lumière (également cameraman) et un perchiste pour le son. Pour dénicher nos quatre comédiens, nous avons fait un appel à la candidature sur nos réseaux sociaux. Ensuite, il a fallu choisir une date, ainsi que la durée de tournage. Il fallait surtout s’assurer que l’équipe technique et les comédiens soient bien disponibles pour trois jours de tournage, du 11 au 13 septembre. Et pour finir, le lieu : nous avions décidé de tourner à l’extérieur de Paris, à Muids, en Normandie. Il a donc fallu s’organiser pour acheminer neuf personnes, et le matériel nécessaire au tournage.

Romane Freud, photographie de Léa Bui https://leabuihuu.webnode.fr/

En termes de logistique, c’était déjà un défi de taille : en plus du transport, les questions des repas et de l’hébergement se posaient également. Grâce au soutien d’un ami traiteur, nous avons pu bénéficier de repas pour neuf personnes, à tarif réduit. Le lieu de tournage choisi, une grande maison appartenant à la famille de Léa, nous a permis de régler le souci d’hébergement durant le tournage.

Quels plans filmer ? Comment s’assurer de pouvoir filmer toutes les scènes en trois jours ? Il nous a fallu répondre en amont à ces questions essentielles. Léa s’est donc lancée dans le découpage technique de chaque scène en plan, un procédé long et complexe, surtout pour les réalisatrices en herbe que nous sommes. Heureusement, les membres de notre équipe, qui avaient déjà quelques tournages à leur actif, nous ont été d’une aide précieuse sur la préparation du tournage. En tant qu’assistante réalisatrice, j’ai eu la charge de faire le plan de travail, c’est-à-dire le planning du tournage : l’ensemble des plans à tourner par jour, par lieu, en fonction des acteurs concernés par chaque scène, le tout millimétré pour que tout rentre dans les temps.

Photographie de Léa Bui, https://leabuihuu.webnode.fr/
C’est parti pour un week-end intense !

Nous voilà enfin le jour J ! Le stress était à son maximum lors du trajet vers le lieu, mêlé d’une forte excitation de pouvoir vivre cette expérience avec tout le petit groupe. Nous sommes arrivés le vendredi midi, et nous sommes rapidement lancés dans les premiers plans. Et là, une première déception : nous avions sous-estimé le temps de prise, et nous retrouvions avec un trop grand nombre de scènes pour seulement trois jours de tournage. Nous avons du prendre deux heures pour essayer de faire évoluer le scénario, et ainsi diminuer le nombre de plans. Après une longue discussion avec notre équipe technique, nous avons retravaillé le plan de travail, et sommes parvenus à trouver la solution pour que le reste du tournage se passe bien. Nous avons réussi à respecter ce nouveau plan de travail jusqu’au bout.

Nous avons rencontré un autre gros problème : nous n’avions pas tout le matériel lumière dont nous avions besoin pour une scène en particulier. C’était une scène de nuit, dans un lieu peu éclairé, indispensable au court-métrage. Un élan de génie a traversé l’esprit de l’un de nos coéquipiers : un feu de camp ! Cette solution improvisée nous a permis, en plus du matériel dont nous disposions déjà, de mettre en boîte cette scène.

Ce fut un week-end intense, un rythme de vie particulier. Levés à 5h30 pour commencer à filmer autour de 7h30-8h, nous étions couchés à minuit, pour les équipes techniques qui préparaient la journée du lendemain. Nous devions absolument optimiser le temps.

Une expérience unique..

Pour une première expérience en amateur, nous avons beaucoup appris par nous-mêmes au fil de l’aventure. Pour ma part, elle a déclenché ma volonté de me diriger vers l’organisation de tournage de manière professionnelle.

Ça a été une vraie expérience humaine : partir avec une dizaine de personnes totalement inconnues, ou que l’on connaît très peu, fait peur. Avec Léa, nous avions tout mis en place pour les accueillir dans les meilleures conditions. Mais comment s’assurer d’une bonne entente au sein du groupe ? Comment faire en sorte que chacun se sente bien et à sa place ? Nous avons eu énormément de chance, et nous avons travaillé dans la bonne humeur et le sérieux de toute l’équipe. Une vraie complicité entre les acteurs était présente, ce qui se retranscrit parfaitement à l’écran.

Ce projet est le premier d’une longue liste, et il restera gravé dans nos mémoires. Écoutez vos idées folles, et emmenez les jusqu’au bout. Peu importe le résultat, vous aurez appris.

Le montage du court métrage est en cours. Pour cette phase, c’est un élève de l’ISCPA en 2ème année de production qui a bien voulu nous apporter son soutien. Ce premier court métrage sera disponible sur YouTube d’ici quelques semaines. Alors encore un peu de patience.

Voici ci-dessous la bande annonce présente sur Youtube.

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Étudiante en 2e année de Bachelor Production a l'ISCPA. Passionnée par la musique et le cinéma. Mon cursus à l'ISCPA m'a permis de découvrir en détails le fonctionnement de ces deux univers dans lequel je souhaite m'épanouir plus tard.

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