Working Men’s Club : la nouvelle icône du rock britannique

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La découverte ?

Lors d’une fin d’après-midi de confinement, j’ai découvert grâce à Radio Campus Paris ce dont je vais vous parler aujourd’hui : une mélodie groovy, un rythme constant mêlant percussions, guitares électroniques et synthétiseur, me rappelant mon amour pour la techno industrielle, pour enfin me surprendre avec une voix à la Robert Smith (The Cure). Cette combinaison m’a tout de suite intrigué et le rythme me restait en tête. Je parle bien évidemment du début de Teeth, une musique sortie du tout nouvel album des Working Men’s Club.

Qui sont-ils ?

Pour les présentations, WMC est un groupe de rock britannique. Il se compose d’un quatuor fraîchement majeur. A la tête de ce groupe, nous retrouvons Syd Minsky-Sargeant, 19 ans. Avec son physique intriguant et son tempérament rebelle, Syd, auteur génial et tourmenté, a tout pour devenir une future rock star. Nous pouvons retrouver Liam Ogburn à la basse, Rob Graham à la guitare et au synthé, puis Maired O’Connor au clavier, à la guitare et parfois à la voix.

D’où viennent-ils ?

Le WMC nous vient du Royaume-Uni, entre Leeds et Manchester, ancien bassin industriel en Angleterre. C’est d’ailleurs de ce passé ouvrier que ce groupe tire son nom : les Working Men’s Club étaient des lieux de sociabilisation proches des syndicats, qui permettaient aux travailleurs et à leurs familles d’avoir accès à la culture et aux loisirs à moindre coût. C’est d’ailleurs de cette même ville que Oasis, New Order ou encore Joy Division sont originaires.

Leur style ?

WMC est un groupe de rock mêlant beaucoup d’univers. Comme inspiration, nous pouvons retrouver des sonorités de Joy Division et de The Cure. Le post-punk, le rock gothique ou encore la new wave, voici les genres musicaux que WMC emprunte à ses prédécesseurs, avec des musiques plutôt lentes et une mélodie planante, souvent portées par un synthé ainsi qu’une guitare. Mais aussi l’esprit avant-gardiste de Kraftwerk, mélange de sonorité et d’originalité.

Nouvelle icône du rock britannique ?

L’univers du rock a perdu de sa superbe de nos jours. Sur ce point, je partage le constat exprimé dans l’article Le numéro, à savoir que « le rock a été dépassé par la pop en terme de réputation dans les années 80, qu’il a été dépouillé de son esprit contestataire par le hip-hop dans les années 90 et maintenant concurrencé sur son esprit d’avant gardisme par la musique techno qui règne sur les salles underground : » Il suffit d’écouter le dernier single des Rolling Stones paru pendant le confinement pour comprendre le problème : à bientôt 80 ans, le rock a de plus en plus du mal à se renouveler. Faute de nouvelles têtes, les playlists des amateurs de rock sont hantées par des artistes disparus ou du moins proches de le devenir. »

Les Working Men’s Club arrivent donc dans l’univers musical du rock au bon moment : « Confronte-toi à ta peur la plus profonde ; après cela la peur n’as plus de pouvoir et la peur de la liberté s’éloigne et disparaît, tu es libre. » Jim Morrison. Le rock n’attend plus que de se libérer de sa peur de se non-renouveler, et les WMC nous rassurent sur leur avenir grandissant et sur leur impact, qui pourraient marquer un nouveau mouvement dans l’histoire du rock. Vous pouvez écouter leur premier album intitulé Working Men’s Club, du nom du groupe pour les présentations, sur toutes les plateformes. Je vous laisse découvrir leur dernier morceau Angel, issu de cet album.

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Etudiant en troisième année de production à l'école ISCPA avec un intérêt prononcé pour la création, le cinéma et le relationnel. L'école dans laquelle j'étudie m'as permis d'accroître ma connaissance dans le secteur de la production artistique et culturelle et de la pratiquer grâce à divers expériences enrichissantes à travers l'audiovisuelle.

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