Hayao Miyazaki, la légende des films d’animation japonais

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Source Télérama

Petite présentation
Télérama

Once upon a time, le 5 janvier 1941 naît Hayao Miyazaki à Tokyo, en période de guerre. En 1944, il fuit avec sa famille les bombardements sur Tokyo, et déménage à Utsunomiya, dans la préfecture de Tochigi. C’est au lycée qu’il commence à se passionner par le dessin, d’abord avec les mangas, puis l’animation.  Lorsqu’il découvre le film d’animation, contant une légende chinoise, « Le serpent blanc » en 1958, c’est un électro-choc. L’univers ainsi que la technique de dessin le fascine, ce film le marque et le bouleverse d’émotions. 

Il décide alors de dessiner sans relâche pour se faire une place dans le milieu de l’animation. Après un travail acharné, il décroche son premier job comme animateur au studio Toe, en 1963. C’est ainsi qu’il sort son premier film d’animation : Horus, prince du soleil, en 1968. A partir de là, durant 12 ans, il décide d’écrire et dessiner une histoire qui lui tient à cœur, et arrive à vendre son film à des producteurs : Nausicäa de la Vallée du Vent. Sachez qu’à l’époque, les seuls films d’animation produits sont inspirés d’histoires vraies ou des mangas. Miyazaki réussit donc une prouesse. Lors de son séjour au studio Toe, il rencontre Isao Takahata et Toshio Suzuki Miyazakin, qu’il décide d’allier à la cause de la création de son studio d’animation. Miyazaki, passionné d’aviation, décide de lui donner le nom du Caproni Ca. 3092 Ghibli, un avion de reconnaissance italien pendant la Seconde Guerre mondiale. La création de ce studio prône l’entraide et la découverte de soi. Il devient dès lors la référence d’animation japonaise, au point que la musique du film Totoro sera chantée dans des écoles maternelles japonaises. 

L’implication dans la cause écologique 

Ayant grandi dans le Japon rural du XXe siècle, dans un village bordé par les rizières, il tire de son enfance un lien très fort avec la nature. On retrouve aussi dans ses films une certaine méfiance à l’encontre de l’industrialisation de son pays. Il met en oeuvre des questions complexes sur le monde et la société, qui donne lieu à nombre de ses préoccupations. Dans ses histoires, il met en valeur la nature, car il est nécessaire de la protéger : elle peut-être fragile quand on la détruit, mais en même temps très forte. Cette force de la nature n’est guère à sous-estimer, car sa vengeance n’en est que plus terrible : ainsi, dans Princesse Mononoké, les loups et sangliers défendent leur habitat en se battant contre les humains, ou encore lorsque les ômus (grosses larves) deviennent folles de rage et attaquent les humains qui mettent à mal leur environnement. Il conçoit tous ses films autour d’un thème fort, que ce soit l’enfance dans Totoro, l’aviation dans Porco Rosso, la guerre dans Le château ambulant, l’écologie dans la Princesse Mononoké ou encore la spiritualité, qu’on peut retrouver dans tous ses longs-métrages.  

L’avant-gardiste féministe 
Source Studio Ghibli

Miyazaki est également l’un des premiers dessinateurs à écrire des films avec principalement des héroïnes. Selon lui : « les femmes ont leur propre destinée en main, ce sont des héroïnes qui choisissent ce qu’elles doivent faire ». Malgré un Japon attaché à des traditions ancestrales, avec la femme qui s’occupe du foyer, Miyazaki défend l’idée de prendre sa destinée d’une certaine manière, une envie d’émancipation et d’indépendance chez ses personnages féminins. Il a toujours vu les femmes qui l’entouraient comme des modèles : fortes, indépendantes, et courageuses.  

« Les femmes auront peut-être besoin d’un ami ou d’un soutien mais en aucun cas d’un sauveur ».

Hayao Miyazaki
Des films inspirés de sa propre histoire 

A la fin de chaque film, une morale implicite est déroulée, qui invite le spectateur à réfléchir et à s’émouvoir. On se retrouve bercé dans chacun de ses univers, que ce soit par la douceur de Totoro, ou la cruauté dont peut faire preuve l’Homme dans Princesse Mononoké. On retrouve dans ses films une colère contre les guerres et conflits armés, due à la violence qu’il constata pendant la Seconde Guerre mondiale. Il met aussi en relief l’importance de la famille et de la solitude, qui se traduisent dans l’absence de sa mère. Ses œuvres, tout en restant fidèles à la culture japonaise, sont influencées par la culture occidentale, et notamment les studios Disney, dans les paysages ou le physique des personnages. De plus, la bande-son originale, produite par Joe Hisaishi accompagne parfaitement l’univers imaginé par Miyazaki.

Une carrière couronnée de succès 

Lauréat de deux Oscars et d’un Ours d’or à Berlin pour Le Voyage de Chihiro, et plus encore, Miyazaki a révolutionné l’animation japonaise par son génie, ses dessins, sa poésie et son implication dans les causes écologiques et féministes, qu’il n’a jamais cessé de mettre en avant. Miyazaki est maintenant connu dans le monde entier, et ses films sont devenus des références et sources d’inspiration pour les futurs animateurs. L’objectif est toujours que les enfants se transmettent de génération en génération le merveilleux monde de l’animation japonaise de Miyazaki. Aujourd’hui encore, de nombreuses oeuvres renommées s’inspirent des films de Miyazaki tel que One piece de Eiichiro Oda ou encore Avatar de James Cameron. Et bonne nouvelle pour vous ! Une grande sélection de films du studio Ghibli sont disponibles sur Netflix. Pour les non-connaisseurs, je vous invite à découvrir un univers fabuleux plein d’émotion. Sur ce, bon visionnage ! 

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Étudiante Bachelor 1. Franco-cubaine et passionnée par la musique, l'audio-visuel, la danse et la photographie. Curieuse et dynamique de nature, j'espère vous intéresser à travers mes articles en vous partageant mes centres d'intérêts, liés à toutes sortes d'arts.

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