Blumhouse, outsider du système Hollywoodien

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Qu’est-ce que tous ces films ont en commun : Us, Happy birthdead, Get out, Invisibleman, Insidous, et Paranormal Activity ? Au moins deux choses : ce sont des films d’horreur, produits par BlumHouse Production. Ces films ont fait l’identité de Blumhouse, et l’une des sociétés de production les plus connues et les plus rentable du paysage hollywoodien.


Un outsider

Les systèmes de production à Hollywood sont complexes et multiples : les goûts des spectateurs évoluent constamment, un genre peut être populaire un jour, et complètement démodé le jour d’après. Mais une seul chose est sûre : les gens aiment avoir peur. Les films d’horreur ont toujours été populaires, depuis Frankenstein, en 1931, à Scream en 1996. Les longs-métrages d’horreur d’aujourd’hui ne sont plus catégorisés par des masques ou des monstres, mais par une société : BlumHouse Productions.

Depuis 2007, BlumHouse a donné un nouveau souffle au genre, avec des succès au box-office, comme Paranormal Activity, The Purge, Get Out, Us, et bien d’autres encore : les films de BlumHouse ont poussé les limites des films d’horreur avec des succès commerciaux et critiques.


Paranormal Activity et le secret Blumhouse


Apres avoir co-produit the Blair Witch Project lorsque Blum travaillait chez Miramax, il décide de créer Blumhouse Productions sur le même modèle que ce dernier. Le film rapportera 249 000 000 millions d’euros pour un budget de 60 000. Malheureusement, les débuts de Blumhouse n’ont pas été faciles, avec quelques films qui ne rapportent pas beaucoup, mais la société arrive à produire Paranormal Activity pour seulement 15 000 dollars, en 2009. L’histoire ne s’arrête pas là, avec pas moins de huit opus, qui, avec un budget total de 42 millions de dollars, marketing compris, ont rapporté plus de 888 millions de recettes, faisant de la saga une des plus rentables de l’histoire du cinéma.

Modèle économique


En surface, les films de Blumhouse sont tous différents, avec des histoires sur des fantômes, zombies, monstres, des conflit socio-politiques. Le producteur et PDG de Blumhouse, Jason Blum, a lui-même déclaré qu’il a toujours veillé à ne pas se répéter au fil des productions.
La société a en effet sa sauce secrète : le seul modèle qu’ils utilisent est le modèle économique, contrairement aux autres studios qui ont, pour chaque film, un budget initial d’au moins 35 à 45 millions : Blumhouse fait en sorte que chaque film ne dépasse pas plus de 5 millions. En étant très minutieux sur le budget, la compagnie laisse une totale liberté aux réalisateurs. D’après Jason Blum, plus le budget est bas, plus on devient créatif.
Pour garder des coûts de production bas, la plupart des films se passent dans un endroit bien précis : une maison. Pour la plupart des films d’horreur la maison est synonyme d’un endroit sûr, un refuge du monde extérieure.


Rester fidèle à sa recette


Apres un tel succès, la majorité des sociétés de production débloquerait des plus gros budgets, comme World War Z, qui a vu son budget grimper jusqu’à 139 millions de dollars : mais Blumhouse a décidé de restreindre ses budgets, mais d’en faire plus.
Il leur a fallu quatre films pour que leurs système soit reconnu, amène de plus grand noms pour les acteurs et réalisateurs, et des négociations facilitées avec les studios.

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