Guy Ritchie, le sale gosse du cinéma

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Souvent considéré comme le sale gosse du cinéma anglais, et aussi recalé dans une catégorie qui ne le définit pas très bien, Guy Ritchie a défié les genres et les attentes, pour devenir un réalisateur renommé et apprécié tant du public que des studios.

Guy Ritchie est né au Royaume Uni, à Hertfordshire, en 1968, second enfant de Amber Parkinson et de John Ritchie, ex-marine devenu manager dans une entreprise de publicité.
Il s’intéresse très tôt au cinéma, mais refuse d’entrer dans une école dédiée, et décide donc de passer plus de dix ans à voyager dans différents pays. A 25 ans, il décide de rentrer dans le monde du cinéma, et décroche un rôle de stagiaire à la mise en scène. Il réalise pendant plusieurs années des courts-métrages et des clips vidéos.

Ses films

En 1995, après un court-métrage avec, en tête d’affiche, l’actrice Trudie Styler, celle-ci décide d’investir dans le prochain film du jeune réalisateur, qui, quelques années plus tard, voit le jour sous le nom de Arnaques, Crimes et Botanique, avec, dans le rôle principal, un certain Jason Statham, encore presque inconnu.

Après des petit films, le réalisateur anglais obtient finalement l’admiration du public avec Snatch, en 2000, avec Brad Pitt, Jason Statham ou encore Benicio Del Torro. En 2008, Rock N Rolla arrive dans les salles, et confirme encore plus son style visuel, le genre gangster à l’anglaise qu’il affectionne tant, et, encore une fois, de nombreux acteurs connus au casting. Sa consécration et son ascension à Hollywood commencent réellement en 2009, quand la Warner lui demande d’adapter à l’écran les aventures du plus célèbres des détectives anglais, Sherlock Holmes, interprété par Robert Downey Jr. Il dirige ensuite la suite en 2011, avec Jeux d’Ombres. Il réalise et co-écrit, en 2015, Agent très spéciaux : Code Uncle, puis, en 2017, La légende du Roi Arthur. En 2019, il signe pour deux productions l’adaptation de Aladin, par Disney, et The gentlemen, avec Matthew McConaughey, Charlie Hunnam, Colin Farrel et Michelle Dockery.

Son style

Monteur de l’extrême, il est un fantastique concepteur visuel, capable de révolutionner la manière de gérer le mouvement : sans lui, des réalisateurs comme Matthew Vaughn, Joe Wright ou Zach Znyder n’en seraient pas là aujourd’hui.
Ce qui fait la force de Guy Ritchie, c’est avant tout son envie de dynamiter les codes du genre, ne cherchant pas à se satisfaire dans sa zone de confort cinématographique : Guy Ritchie va implanter et bouleverser les codes du cinéma classique, comme des transitions encore jamais vues au cinéma, des personnages qui parlent directement au spectateurs, de l’écritures sur la pellicule et des visuels très recherchés.

Critique

Pour certains, Guy Ritchie est simplement un allumé, qui use des codes du cinéma pour plonger le spectateur dans un monde où le visuel prime sur tout, où le narratif n’est pas une nécessité pour qu’une œuvre soit bien aboutie. Mais il arrive à imposer un style visuel qui redonne de la vie à des mythes comme le roi Arthur, qui amènent le spectateur à se dire qu’une œuvre historique peut aussi être dynamique et décalée, et devient un moment de pur cinéma.

Souvent comparé à Tarantino pour son style bien prononcé et l’utilisation, entre autres, du mot F*ck, cité plus de 125 fois dans son premier film, le réalisateur montre surtout que c’est par la référence et les visuels marquants que l’on donne au spectateur ce qu’il attend d’un long-métrage. Une vison décalée et intense lui a permis de se faire sa place dans l’histoire du cinéma anglais et international.

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