La jeunesse confinée dans ses maux (mots) : un recueil introspectif de la jeunesse

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Nous voilà à la deuxième saison du « Confinement ». Ce mot en onze lettres si peu employé, qui a fait son show cette dernière année. 

Le confinement, c’est quoi ?

« Confinement : Action de se confiner »

« Confiner : 1. Toucher aux limites ; 2. Forcer à rester dans un espace limité »

En d’autres termes : rien de joyeux. Pour ma part, ça a plutôt été « toucher aux limites » de l’ennui et de l’introspection. En effet, nous parlons souvent de l’aspect économique de ce confinement, des petites entreprises ainsi que des petits commerces et tous ceux qui en pâtissent. Cependant, j’ai trouvé que l’on ne parlait pas assez des jeunes. Des jeunes et de l’impact du confinement sur leur mental, sur leur vie en général. Étant moi-même une « jeune », je pouvais témoigner de ce qu’était « se confiner » et mettre sa vie sur pause. Parce que finalement, c’est un peu le ressenti que nous donnent ces confinements : mettre sa vie sur « Pause ».

Et La jeunesse confinée dans ses maux (mots), c’est quoi ?

La jeunesse confinée dans ses maux (mots), c’est le pur produit de mon imagination. Un recueil de quelques pages qui, chaque jour, nous raconte une histoire et met en place un personnage différent. J’y parle d’amour, de colère, de rupture, de chiens, des petits soucis de femme, de corps… de tout finalement ! Tout et rien. Enfin, « rien »… Ces petites broutilles qui prennent parfois trop de place dans nos têtes d’enfants. 

Alors voilà. En bref, c’est La jeunesse confinée dans ses maux (mots)

Écrire ce recueil, c’était un peu se lancer dans plein d’histoires différentes. S’envoler avec ces personnages hauts en couleurs. Poser des questions et y répondre sans vraiment savoir si c’était la bonne réponse. 

Est-il disponible quelque part ?

Pas encore… Mais patience, j’y travaille. Peut-être qu’un jour vous verrez, en rentrant dans une Fnac : La jeunesse confinée dans ses maux (mots) par Léa BUI, posé délicatement sur une estrade en carton, n’attendant que vous pour le dévorer. Mais patience… Il faut du temps avant de réussir à se séparer de sa création. 

Je vous laisse cependant avec un extrait…

A très vite je l’espère. 

Léa BUI

Extrait de La jeunesse confinée dans ses maux (mots) par Léa BUI

4 avril 2020 : Edgard 

J’ai le bras qui manque de sang. Je sais pertinemment que quand il va se réveiller, je vais souffrir pendant au moins 5 minutes avant d’évacuer toutes les fourmis.
Il a l’air si calme et est pourtant si fatigant. Il est même parfois vraiment borné, mais de toute manière, ce n’est pas comme si j’allais le virer de la maison parce que sinon, il serait à la rue. Et puis, ça serait triste de passer le reste du confinement seule. Malgré tout, il est de bonne compagnie, Edgard. 

Je n’aime pas trop son prénom. J’avoue que si j’avais pu choisir, j’aurais fait mieux. Genre : Eliott, Pablo ou Ralph. Un prénom qui aille avec son teint brun ténébreux. Edgard, ça fait papy grisonnant assis sur son canapé. Lui qui est hyperactif, ça ne colle pas.
Hier, on est allés marcher. Pour moi c’était de la course, pour lui de la marche. Ça c’est son côté égoïste. Je lui dis tout le temps de ralentir, mais il n’en fait qu’à sa tête. Après il s’étonne que je m’énerve et que je lui dise de se démerder seul pour manger parce que je n’ai plus la force de faire quoi que ce soit. Enfin, ça ne dure jamais longtemps quand il me fait sa petite bouille de chien battu. 

Quand je l’ai présenté pour la première fois à mes parents, ils ont failli faire une crise cardiaque. « On avait dit pas avant 21 ans ! Tu penses à tes études ? ».
On aurait presque dit que je leur annonçais que j’étais enceinte. Leur réaction aurait été un peu plus dramatique, mais sincèrement, ça aurait été légitime. Alors que là… 

Comme s’il y avait un âge, en plus. À 19 ans, je pense être en droit d’avoir Edgard à mes côtés. Je suis majeure et vis seule. On peut comprendre qu’une compagnie masculine ça fasse toujours plaisir. Surtout qu’Edgard, ce n’est pas n’importe qui.
Il est bien élevé, débarrasse la table, n’en met pas à côté de l’assiette, ne laisse pas ses poils dans la douche. C’est franchement un bon gars. 

Parce que je le critique depuis le début, mais je l’aime énormément. Depuis qu’il partage ma vie, tout est drôlement plus gai. Je l’ai connu jeune Edgard, et s’il y a bien quelque chose qui m’a toujours plu chez lui, c’est son côté gauche. Il ne fait que des conneries. J’imagine que pour lui ça ne doit pas être sympa tous les jours, mais moi, j’adore. 

La dernière fois, il a renversé un verre sur la table basse avec sa queue. En même temps, elle est touffue, et je pense qu’il n’est pas encore tout à fait conscient de sa taille. Ça viendra avec le temps.
Ah oui, parce que ses poils, c’est un peu tout ce qui fait Edgard. Je ne suis pas du genre à aimer les mecs poilus, mais lui c’est différent. C’est comme un doudou. On aime passer la main dans ses boucles avant de s’endormir et lui il aime bien ça, se faire papouiller aussi. Donc, c’est un bon deal. 

Je suis consciente qu’il est arrivé tôt dans ma vie. Que ce n’est pas toujours simple de s’occuper de plus que soi à 19 ans, mais je ne regrette pas qu’il ait emménagé avec moi.
Sans ce grand sportif, je resterais enfermée à réviser mes cours de médecine jour et nuit.
J’ai quand même hésité avant de me décider à avoir un colocataire. On ne connait jamais vraiment bien quelqu’un avant de vivre avec, et puis j’avais peur qu’il se sente seul pendant la journée vu qu’il ne travaille pas. Du coup, j’ai décidé de lui offrir un hamster pour passer un pacte et qu’il soit moins seul. Je crois qu’il l’aime bien. Il passe sa vie à le lécher ! C’est assez étonnant la relation qu’ils ont développée ces deux-là, mais bon. 

Il est six heures tout pile. Monsieur se réveille enfin.
« Tu veux tes croquettes mon doudou. Ah oui, boh oui, t’as faim hein mon chien ? » 

Étudiante en production audiovisuelle | Site Web | Plus de publications

Léa Bui, mais Aléas sous mon nom de scène.
En deuxième année de production, je suis passionnée par l'art, la musique, l'écriture, la photographie ainsi que la peinture. La créativité est un de mes moteurs, créer me fascine, me permet de m'évader. C'est d'ailleurs grâce à celle-ci qu'en septembre dernier je réalisais le tournage de mon premier court métrage : Le Pari et que j'écrivais lors de mon dernier confinement mon second recueil de textes.

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