Le vrai visage de l’Amy du Jazz

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Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, c’est un fait indéniable qu’Amy Winehouse a marqué
le monde de la musique. Étant l’image même du renouveau du jazz, sa voix rocailleuse a su
séduire et elle est devenue l’idole des Anglais, puis peu de temps après, du monde entier. Son nom seulement évoque 2 000 000 d’albums vendus dans le monde pour « Back to Black » et
cinq Grammy Award.


Amy Winehouse peut être qualifiée « d’enfant prodige » ; ayant démarré jeune, à une époque où les groupes de rap masculins régnaient, elle a su s’imposer dans ce monde musical qui l’intéressait tant et qui était sa principale motivation dans la vie.

Artiste qualifiée de « grande gueule », ne souhaitant rien de plus au monde que de vivre de sa musique ; elle accepte très vite de faire des représentations dans des café-concert où elle rayonne sur scène.

Son style a beaucoup varié, s’essayant d’abord au hip-hop puis au rap, sans oublier le rock, elle s’est ensuite lentement tournée vers un style plus jazzy et soul. On peut admirer un style marqué par de nombreuses influences telles que Frank Sinatra, Aretha Franklin, OtisRedding… Qui plus est, Amy Winehouse c’est aussi des collaborations musicales avec les plus grands ; Mick Jagger des Rolling Stones, Tony Bennett… Elle donne sa propre image de l’autodestruction et délivre à la fois des messages d’espoirs plus adressés à elle-même qu’à son public.

Le reflet d’une star des années 60′

Son image d’artiste solitaire mais en même temps bien entourée, ne
manquant jamais d’inspiration et étant à certaines périodes la personnalité la plus adulée a pu en inspirer et faire rêver plus d’un. Il suffit de voir comment elle était à l’aise sur scène, recrachant ses paroles connues de tous, ses chansons chantées par tous. Physiquement parlant, elle a su imposer son style. Coiffure revenue des années 60, chignon rétro rappelant la mode pin-up, corps rempli de tatouages, cet énorme trait d’eye-liner omniprésent. Elle a incarné l’image de la femme s’occupant de son image comme bon lui semblait. Sans chercher à rentrer dans les codes, dans les cases féminines et élégantes de sa société.

Le spectacle de sa vie

Cependant, même si la jeune femme a en apparence tout pour être heureuse, il suffit de se pencher sur ses paroles de chansons pour déceler la tristesse qui l’a suivie le long de sa brève vie et qui a fait d’elle un être mélancolique. Le plus grand malheur d’Amy Winehouse a été d’avoir été la cible des médias, sans relâche, tragiquement. Cela peut étrangement faire penser a la citation de Pierre Schaeffer. « Le dispositif de télévision peut être comparé au piège tendu à l’animal humain pour sa capture en vue d’observation. », disait-il.
Toute sa vie, retransmise à la télévision ou dans la presse écrite, a été un spectacle pour qui voulait voir, ne laissant aucun répit à la jeune femme qui souhaitait vivre simplement.

L’excès qui l’accompagna dans sa descente aux enfers

Ainsi, tout le monde a pu être au courant de ses usages excessives de drogue et d’alcool. Plusieurs photos d’Amy ont été dévoilées et répandues pour son plus grand désarroi ; certains s’indignent de la voir sortant d’une boîte très alcoolisée. La jeune femme se baladant dans les rues de Londres, sans maquillage dévoilant une peau abîmée et touchée par des années de drogues. Ou encore les bras couverts de pansements à la suite d’une bagarre ayant dégénérée… c’est à se demander si le public découvrait pour la première fois qu’Amy Winehouse était humaine et qu’elle pouvait, comme tous, avoir des côtés sombres et une vie non parfaite.

Sa fièvre amoureuse

Côté cœur, enchaînant les déboires affectifs, la jeune femme n’a pas été avantagée. Sa vie change lorsqu’elle rencontre celui qui deviendra la passion de sa vie : Blake Fielder-Civil. C’est malheureusement ce dernier qui la fera passer du côté obscur de la vie. Lui faisant goûter aux plaisirs des drogues et de l’alcool, déshumanisant la jeune femme. Elle se retrouvera à ce moment-là plus seule que jamais face à une presse déchaînée et assoiffée de scandales. Tous ces éclats lui ont donné une réputation de « diva », vue comme moins stable qu’avant. C’est aussi son père, s’étant imposé comme son manager, qui lui rendra la vie difficile. En effet, il avait l’habitude de contacter la presse pour faire des déclarations, qu’elles soient publiques ou privées.


À la fin de sa vie, elle choisit de renouer avec la simplicité. Se retrouvant attirée par un mode de vie calme et attrayant, elle décide de s’enfuir à l’abri des regards étrangers dans les Caraïbes où, bien évidemment, la presse l’attendra de pied ferme. Son retour à la réalité, sa vie rongée par la drogue et l’accumulation de ses déceptions amoureuses achèveront de la faire chuter et elle trouvera la mort à la suite d’une overdose d’alcool le 23 juillet 2011, laissant cette Angleterre, qui l’avait tant meurtrie, en sanglots.


La vie semble avoir voulu pousser la chanteuse tourmentée à bout afin de voir jusqu’où elle pouvait aller. Elle, qui traînait son existence comme un boulet, a quand même su redorer l’image du jazz actuel et a inspiré des millions de personnes. Celle qui a cherché à mettre des mots sur ses maux, qui aurait pu tant apporter encore, elle qui a eu le monde a ses pieds estfinalement devenue le souffre-douleur d’un monde impassible.

Sources : « Amy », le documentaire
Paris Match
CulturaColectiva
Wikipédia

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Moi c'est Chiara, étudiante en 2ème année de production audiovisuelle et artistique. Je suis passionnée par la création et l'organisation des évènements musicaux et multi-culturels. Mais aussi par la cuisine, le sport, les voyages et tout un tas de trucs que j'ai pu redécouvrir au long de cette pandémie interminable.

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